Projet de déclaration de M. Aougui Niandou, Représentant Permanent Adjoint du Niger auprès des Nations Unies sur la Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO)

Projet de déclaration de M. Aougui Niandou, Représentant Permanent Adjoint du Niger auprès des Nations Unies sur la Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO)

Monsieur le Président,

Permettez-moi, de saluer à l’entame de mon propos M. Monsieur Colin Stewart, Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations unies pour l’Organisation d’un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO), pour la qualité de son exposé ainsi que pour les efforts personnels qu’il déploie au Sahara Occidental dans des circonstances particulièrement difficiles.

Grace à ses efforts, ses bons offices et sa diplomatie préventive ainsi que son suivi diligent de l’application des accords de cessez-le-feu, la MINURSO a pu maintenir une stabilité relative, sur le territoire du Sahara Occidental, favorable à la reprise du processus politique et ce, conformément aux résolutions 2440 et 2468 du Conseil de Sécurité.

Monsieur le Président,

Sur le plan sécuritaire, le trafic de drogue et la présence d’éléments criminels dont fait cas le rapport du Secrétaire Général qui vient de nous être présenté, est une source de préoccupation pour ma délégation. En effet, le trafic de drogue alimente les groupes terroristes tel que Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), dont l’Afrique du Nord mais surtout le Sahel, vivent les graves conséquences de leurs actes.

Il est nécessaire que les parties accentuent leur lutte contre le trafic des drogues et les autres activités criminelles qui constituent un ferment pour le terrorisme.

En outre, les dangers que représentent, à ce jour, les mines terrestres et autres Restes Explosifs de Guerre (REG) à la fois pour les civils et pour le personnel et les convois logistiques de la MINURSO nous préoccupent. À cet égard, nous saluons les actions du Service de Lutte Anti-mines de la MINURSO dans le sens d’atténuation des risques et de dépollution des terres et appelons au renforcement des capacités dudit Service. La mutualisation des efforts entre les parties et la MINURSO est nécessaire pour endiguer ce danger.

Au plan humanitaire, les effets dévastateurs de la COVID 19 sont venus s’ajouter aux conditions délétères déjà existantes des populations, particulièrement la malnutrition et la prévalence élevée de l’anémie chez les enfants et les femmes réfugiés.

Le sous financement des programmes humanitaires réguliers constitue un défi supplémentaire, car seuls 58 % des besoins combinées des acteurs majeurs pour 2020 sont couverts notamment par le HCR, l’UNICEF et le PAM.

Il est impérieux que la Communauté internationale et les bonnes volontés appuient davantage ces programmes pour faire face à la situation.

Les mesures de prévention prises par la MINURSO en vue de prévenir la propagation du COVID 19, de même que la coopération entre la MINURSO, les Gouvernement marocain et algérien et le Front POLISARIO sont à encourager.

Monsieur le Président,

Comme l’a souligné le Secrétaire Général, nous pensons également que les parties ont beaucoup d’intérêts en commun qui devraient les encourager à travailler ensemble, en vue de trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à ce conflit qui n’a que trop duré.

Les acquis engrangés grâce aux efforts de Monsieur Kohler qui ont permis de tenir deux séries de réunions majeures, doivent servir de bases pour relancer le processus politique. A cet égard, le Niger espère que la désignation de son successeur interviendra le plutôt possible.

Par conséquent, nous appelons les parties à faire preuve de plus de volonté politique pour trouver une solution par un dialogue franc et inclusif, basé sur une solution politique réaliste, réalisable et durable afin de mettre un terme au conflit.

Pour conclure, nous réitérons notre soutien à la MINURSO et exhortons les parties à créer les conditions qui puissent lui permettre d’exercer son mandat en toute indépendance et en toute impartialité.

Nous appelons toutes les parties à faciliter le travail de la MINURSO, dans le cadre de son mandat, dont le Niger est favorable pour sa prolongation pour une période supplémentaire de 12 mois. 

Je vous remercie

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