Discours de SEM ABDOU ABARRY Représentant Permanent du Niger auprès des Nations Unies, en sa qualité de Président du Conseil de Sécurité pour le mois de Septembre, à l’occasion de l’ouverture du séminaire conjoint CPS-CSNU

Discours de SEM ABDOU ABARRY Représentant Permanent du Niger auprès des Nations Unies, en sa qualité de Président du Conseil de Sécurité pour le mois de Septembre, à l’occasion de l’ouverture du séminaire conjoint CPS-CSNU

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi, tout d’abord, de vous adresser au nom des membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, mes remerciements pour votre participation à ce séminaire, qui se tient dans les circonstances extraordinaires que nous impose la pandémie du Covid-19, qui a bouleversé le quotidien de chacun de nous, aussi bien professionnellement que sur le plan personnel.

Votre engagement à poursuivre le travail confié à nos deux Instances, à savoir le maintien de la paix et de la sécurité, alors que le monde entier poursuit les efforts pour éradiquer le virus, m’oblige, mais avec beaucoup de plaisir et d’admiration, à vous exprimer notre sincère reconnaissance.  

La tenue de la présente session, tout comme la poursuite de nos travaux depuis le début de la pandémie, en format virtuel, démontrent notre attachement à la paix, à la sécurité, et à la collaboration qui existe entre le Conseil de Sécurité de l’ONU et le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.

Il nous revient en effet, à travers les actions que nous posons, de trouver non seulement toutes les alternatives qui nous permettront de poursuivre notre mission pour la paix, mais également d’explorer les moyens de renforcer davantage la collaboration entre nos deux institutions, par l’harmonisation de nos programmes de travail respectifs, pour être à la hauteur des nombreux défis auxquels le monde est confronté.

Comme vous le savez, l’Afrique en particulier, reste le continent le plus affecté par les défis sécuritaires qui, eux-mêmes, proviennent de défis à la fois complexes et variés qui appellent des actions urgentes de nos Conseils.

C’est dire, Mesdames et Messieurs, qu’en ce moment où le Continent est durement affecté par les inondations de ces dernières semaines, la persistance des conflits armés dans certaines régions, le terrorisme qui anéantit les efforts de stabilité et de développement dans d’autres, les trafics de toutes sortes avec les conséquences désastreuses dont les populations sont les premières à en souffrir, l’organisation de ce séminaire est, on ne peut plus opportune. Et j’en suis persuadé, nous conduira sans doute vers des conclusions pleines de promesses pour la paix et la sécurité du continent.

Mesdames et Messieurs,

Comme nous l’avons commémoré il y a quelques jours, cette année marque le 75ème anniversaire de la signature de la charte des Nations Unies. A cette occasion, j’évoquais lors de mon intervention devant les Etats membres, au nom des pays membres du Conseil de sécurité, les failles, sinon les limites d’un système international fragilisé par l’émergence de nombreux nouveaux défis, et les interrogations que certains se font, à juste titre, sur l’efficacité de notre système.

L’Excellent partenariat qui existe entre nos deux instances, après 13 ans de franche collaboration, n’échappe guerre à ces questionnements, non parce que ces années n’auront pas permis d’aboutir à des résultats probants, mais en raison des mutations trop rapides de notre monde, et la l’ampleur des défis qui nous assaillent du jour au lendemain.

C’est pourquoi, je me félicite vivement du choix des thématiques qui seront discutées au cours de nos travaux : d’abord nos méthodes de travail qui doivent impérativement correspondre à la réalité des besoins de nos actions communes, à l’ampleur des situations sur le terrain et aux ressources tant humaines que matérielles qu’elles requièrent. Ensuite « faire taire les armes » en créant les conditions propices au développement de l’Afrique, thématique qui englobe tous les défis liés à la création des dispositifs structurants pour nos Etats, pour proteger les populations de toutes les fragilités, et ainsi, prévenir les risques de compromettre la paix et la sécurité.

Ces assises constituent une réelle opportunité de faire une évaluation franche de la solidité de notre coopération, de faire des propositions, élaborer un plan d’action pour l’avenir, en accordant une attention particulière à la nécessité d’une collaboration accrue, pouvant permettre des approches communes et partagées, pour agir de manière efficace, face aux problèmes du Contient.

L’objectif de paix, de sécurité et de développement socio-économique en Afrique doivent être poursuivis simultanément par nos deux instances, nos actions et nos moyens mutualisés, car le contexte mondial actuel l’impose au regard des freins au progrès économique du Continent et leurs nombreuses répercussions sur les processus de paix.

Aussi, ce séminaire sera sans doute l’occasion de discuter de l’état d’avancement de la mise en œuvre de la feuille de route de l’initiative « Silencing the Guns » ainsi que les perspectives qui doivent l’accompagner.

En conclusion, je voudrais souhaiter pleins succès à nos assises, convaincu de l’engagement de chaque participant, pour des discussions constructives et des recommandations pertinentes, en faveur du renforcement de la coopération entre le Conseil de Sécurité de l’ONU et le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, pour qu’ensemble nous poursuivons nos engagements la paix et de la stabilité et du développement partout à travers le monde. 

Je vous remercie.

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