Déclaration de Monsieur Aougui NIANDOU, Représentant Permanent Adjoint du Niger  auprès des Nations Unies   sur la situation politique en Syrie

Déclaration de Monsieur Aougui NIANDOU, Représentant Permanent Adjoint du Niger auprès des Nations Unies sur la situation politique en Syrie

Je remercie l’Envoyé Spécial Pederson et Mme Rouba Mhaissen, Fondatrice et Directrice, Sawa for Development and Aid pour leurs présentations.

Je salue ensuite la présence des représentants de la Syrie, de l’Iran et de la Turquie à cette séance.

M. le Président,

Il regrettable, qu’après tant des pertes en vies humaines et l’immensité de la destruction causée par une décennie de conflit, que les acteurs politiques syriens n’arrivent pas à poser des vrais jalons d’un processus de sortie de crise.  

Ma délégation demeure convaincue que le dénouement de la crise syrienne ne saurait venir de la seule force des armes, mais plutôt à travers une solution politique négociée, fruit d’un processus conduit par les Syriens eux-mêmes avec l’implication des différentes composantes de la société syrienne.

C’est pourquoi, il est urgent de remettre le processus politique sur la bonne voie, conformément à la Résolution 2254.

A ce propos, je souhaiterais aborder les points suivants :

  • Sur le plan sécuritaire, le Niger reste préoccupé par la poursuite des hostilités sur des zones habitées par des civiles, notamment au Sud et dans le Nord-ouest.

L’utilisation d’engins explosifs improvisés, de mines terrestres, ainsi que l’augmentation de la cadence des frappes aériennes et des bombardements, avec un nombre croissant de morts et de blessés parmi les civils, dont plusieurs femmes et enfants ; ne sont pas pour favoriser des progrès.

Nous saluons à sa juste valeur, le cessez-le-feu entre l’opposition armée et les forces gouvernementales, négocié sous les auspices de la Russie dans la Ville de Daar’a. C’est un développement positif qui a permis à la population de la ville d’avoir un répit et pour beaucoup de familles, de regagner leurs foyers

Ma délégation appelle les parties à un cessez-le-feu général en Syrie comme demandé par le Secrétaire Général et son Envoyé Spécial, condition sine qua none pour réaliser des progrès tangibles dans la résolution de la crise en Syrie.

Toutefois, la Syrie, dans l’exercice de sa souveraineté, doit poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme et toute tentative de remise en cause de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, est tout simplement inacceptable.

  • Ma délégation réitère sa préoccupation quant au sort réservé à des nombreux détenus, par les deux camps. Nous invitons les parties à faire des gestes pour renforcer la confiance mutuelle, notamment en procédant à des libérations massives et unilatérales des détenus, et en donnant des éclaircissements aux familles sur les personnes disparues. Cela contribuera, à décrisper la situation et à renforcer la confiance entre les parties, et partant, à permettre d’obtenir des progrès que nous attendons tous dans le volet politique.
  • Nous nous félicitons de la nouvelle qu’une réunion du Comité Constitutionnel est prévue en Octobre. Le Niger lance à cet effet, un appel à toutes les parties prenantes, afin qu’elles fassent montre de flexibilité pour faire avancer le processus politique. Comme nous l’avions toujours dit, seul un dialogue inclusif mené par les Syriens et reflétant la volonté du peuple syrien permettra de trouver une solution pacifique et à long terme, en Syrie.

Dans le même ordre d’idées nous nous réjouissons de la réunion du groupe consultatif des femmes syriennes qui se tiendra à Helsinki. Le Niger salue la contribution admirable du Conseil femmes et de toutes les femmes syriennes, qui jouent un rôle de premier plan.

En conclusion, ma délégation reste convaincue que la réalisation des tels progrès dans les travaux la Commission constitutionnelle ainsi qu’en ce qui concerne la cessation des hostilités, doivent aller de pairs avec les autres aspects de la crise comme la fin des ingérences extérieures, y compris en termes de soutien apporté aux groupes armés et le pillage des ressources syriennes, entre autres. La souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Syrie doivent être respectées par tous.

Je vous remercie

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